Mon coup de coeur

Mon coup de cœur de la journée.
Samedi, jour 11, après les avaries de la matinée, sur la 11 S, je vois des pancartes sur lesquelles on annonce le Village de la Sagouine.

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Ayant manqué Caraquet à cause de la pluie, je prends l’embranchement et je suis la direction indiquée. Au guichet, j’apprends que pour 23.00 on peut passer la journée sur le site. On a droit à la visite de l’île, des spectacles etc. Je ne puis rester longtemps, je suis trop pressée, donc, gratuitement, il est permis de visiter les alentours.
En sortant du pavillon par l’arrière, j’voyons un’ chêse antiqu’ qu’y avions bercé toutte lé marmots d’un’ générâtion. À l’étions gârnie par un mâle ban en santé; y turlutions pis y cognions du talon su les planch’ du trottoèr’ de boâ bûché par son aïeul’. Quand y m’avions aparçue, y avions levé les pleumât vers les nuag’, y s’étions levé deboutte, pis y s’étions prosterné vers moé en sout’nant :
– Marci mon Dieu, j’ t’avions prié d’ m’envôyer un’ bell’ tit’ femm’ pis tu m’avions exâucé. C’est pas pour rien que le houlôn étions trop vlimeux à matin pis que j’avions pas été péché!
J’ le prendrions pas au sérieux, moâ qui ressemblions à un chât mouillé pâs né d’ la darnièr’ ondée. J’décidions d’ rentrer dans l’ jeu. En riant, j’répondions aussi vite qu’un’ mouett’ qui sautions su un pôasson :
– C’est pas pour rien, qu’ j’avions arrêtée icitte. C’est qu’un gouéland ban fringuant m’attendions. Moé itou, j’ me cherchions un p’tit mari, pis un pécheur, c’étions encor’ mieux pour répondr’ à mon âmour d’ la p’tit’ bêt’ qui nâg’. J’ pouvions-tu peser su l’piton du kodak pour marquer not’ abouch’ment?
– Ban sûr! Pis tu pouvions t’asseôir’ su mes g’noux, astheure qu’on s’ connât en mass’. Viens, viens su mes g’noux encor’ ban fôrts, assez pour toâ. Viens, viens, sôas pas emplâtrée, qu’y avions dit.
Pis là, y s’assôyions pis y frappions su ses cuiss’ avec ses battôir’ comme des ram’, pour me l’ montrer.
Je r’gardions autour pis y avions parsonn’, eh ban, j’ l’avions fette! J’veux pas dir’ aut’ chos’ que de m’ mettr’ su ses genoux  sans un’ pensée pas catholiqu’ ban arrêtée derrière’ la têt’, là, là.
Ban installé, lui pis moé avions sorti nos grand’ dents du moulin à parol’ en l’air, pis… j’avions pesé su l’piton du kodak!

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Cré bonhomm’! Lui, y étions pas un grând fânal avec un cœur de pierr’ comm’ l’autr’ que j’avions vu dans mèèr’ la s’men darnièr’,

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non, lui, y étions un vrai tripeux avec un cœur comme du bon pân ban gonflé qui sortirions tout just’ du fourneau ban chaud.
C’est pas touttte! Pour m’ prouver qu’étions un vrai pécheur, y avions voulu que j’immortalis’ sa gâpett’.

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Eh ban, j’avions encor’ pesé su l’ piton du kodak. Pis, pour finir, y avions fallu que j’y promett’ que j’allions r’venir dans s’men’ des quat’ jeudis.
Des mâl’ comm’ ça, j’avions pas l’occâsion d’en zieuter toué jours. C’est ban sûr, que j’allions r’venir dans s’men’ des quat’ jeudis!

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